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Vendredi, 16. Septembre 2011
Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé le déblocage de 350 millions de francs du régime libyen déchu gelés par la Suisse. Berne va pouvoir engager ces fonds pour des objectifs humanitaires, a indiqué jeudi à l'ats le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).
"La demande de la Suisse concernant ces 350 millions de francs a été approuvée au début de la semaine par le Comité des sanctions du Conseil de sécurité", a déclaré la porte-parole du SECO Marie Avet, confirmant une information obtenue à New York par l'ats.
Ces fonds ne doivent pas être versés au Conseil national de transition (CNT), l'organe politique des rebelles qui ont provoqué la chute de Mouammar Kadhafi, mais à des organisations humanitaires libyennes ou internationales.
Berne n'a pas encore décidé quels seront les bénéficiaires. "Nous examinons actuellement à quelles organisations l'argent sera remis", a souligné Mme Avet. La décision sera prise par le SECO et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).
"Au seul profit du peuple libyen"
Les fonds concernés proviennent exclusivement d'entreprises d'Etat libyennes et pas du dirigeant libyen déchu Mouammar Kadhafi ou de son entourage.
La présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey avait annoncé le 1er septembre, lors d'une conférence internationale sur la Libye à Paris, que la Suisse avait soumis une demande d'exemption à l'ONU afin de débloquer 350 millions de francs "en possession ou sous contrôle d'entités publiques libyennes" pour les remettre "au seul profit du peuple libyen et dans les meilleurs délais".
La semaine passée, l'ambassadeur de Suisse auprès des Nations unies à New York Paul Seger avait de son côté souligné que la Suisse est le seul pays à avoir fait cette demande en précisant la destination des fonds à débloquer. L'argent gelé en Suisse ne doit être utilisé qu'à des fins humanitaires, a-t-il insisté.
650 millions de francs bloqués
La Confédération avait gelé en février quelque 650 millions de francs sur la base des sanctions édictées par les Nations unies. Depuis lors, elle a libéré une première tranche de 1,5 million de francs concernant trois entreprises libyennes.
Le régime de Tripoli a toutefois retiré une grande partie des fonds déposés en Suisse en 2008-2009 lors de "l'affaire Kadhafi" et la crise des otages entre les deux pays. Le "Guide" libyen avait ainsi affirmé lors du gel des fonds par la Confédération qu'il n'avait pas d'argent en Suisse.
Source: SDA
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