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Samedi, 25. Juin 2011
Une mission de l'ONU se rend lundi au Yémen pour y enquêter sur les violations des droits de l'homme, a annoncé vendredi une porte-parole au Haut-Commissariat aux droits de l'homme à Geneve. La mission composée de trois experts du Haut Commissariat aux droits de l'homme durera dix jours.
Les autorités du Yémen avait donné leur accord à la Haut Commissaire Navi Pillay le 13 mai, en indiquant que la mission pourrait se rendra dans le pays à la fin juin.
"Nous avons besoin de connaître la situation sur le terrain", a expliqué à Genève la porte-parole du Haut Commissariat Ravina Shamdasani. La mission s'entretiendra avec des représentants des autorités, des membres de l'opposition, des militants des droits humains et des victimes des violences.
Les experts de l'ONU souhaitent également se rendre dans les centres de santé et dans les lieux de détention, a précisé la porte-parole. La Haut Commissaire fera rapport sur la situation au Yémen lors de la prochaine session du Conseil des droits de l'homme, prévue du 12 au 30 septembre à Genève.
Cinq morts
Sur le terrain, trois soldats ont été tués et quatre autres blessés vendredi dans une attaque à la voiture piégée contre une position de l'armée dans un quartier d'Aden, principale ville du sud, a-t-on appris auprès de la police.
Un échange de tirs a suivi entre les militaires et des hommes armés qui ont ouvert le feu contre la position militaire, a ajouté cette source. Un civil a été tué et quatre autres ont été blessés, a indiqué à l'AFP une source médicale à l'hôpital Saber à Aden.
Aucune indication n'a été obtenue dans l'immédiat sur les auteurs de l'attaque, qui porte à cinq morts et 14 blessés vendredi le nombre des victimes des actes de violences dans le quartier Mansoura.
Une heure et demie plus tôt, un protestataire a été tué et six autres blessés lorsque l'armée est intervenue pour disperser une foule qui participait aux obsèques d'un membre présumé d'Al-Qaïda, mort en détention il y a un an, selon des témoins.
Une source médicale à l'hôpital Naqib à Aden a confirmé à l'AFP avoir reçu le corps de Jeyab al-Saadi et admis six blessés parmi les protestataires.
Soutien d'un chef militaire
Comme tous les vendredis, les protestataires, qui campent depuis février sur la place du Changement à Sanaa ont organisé une marche sur l'avenue Sittine qui a rassemblé, selon les organisateurs, des dizaines de milliers de personnes.
"Nous nous tenons aux côtés de la révolution et des révolutionnaires quels que soient les sacrifices à consentir", a déclaré à l'AFP le chef militaire de la puissante tribu des Hached, cheikh Hachem Aballah al-Ahmar, qui a assisté à la marche.
Ce frère du puissant chef tribal des Hached, cheikh Sadek al-Ahmar, rallié à la contestation populaire, avait dirigé les combattants de sa tribu contre les forces gouvernementales dans un quartier du nord de Sanaa, lors de combats qui ont fait quelque 300 morts entre le 23 mai et le 5 juin.
Source: SDA
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